Départ matinal pour RONDA. Mais nous ne manquons pas  faire un détour par le village typiquement andalou de Juzcar qui a été entièrement repeint en bleu pour les besoins d’un film des  SCHTROUMPFS !!! A la demande des habitants, et pour des intérêts très économiques, il est resté en l’état, du coup les schtroumps viennent en schtroumpfs et dépensent plein de schtroumpfs !. Nos Schtroumpfs  ont été « schtroumpfés ». Cette étape est très intéressante du point de vue sociologique et de l’adaptabilité des êtres humains aux contraintes touristiques…Photo Béa 256Photo Béa 245

Nous partons ensuite à la recherche d’une ancienne fabrique de papier en nous aidant du GPS et de notre intuition qui nous mènent droit sur une piste de montagne aussi pentue qu’étroite et crevassée. Nous ne savons pas où nous allons et encore moins si nous pourrons faire demi-tour en cas de nécessité mais rien ne nous arrête sinon en bas de la vallée, un camping qui nous laisse pantois sur les velléités écologiques de nos amis touristes urbains ! A moins que cela ne soit  la maison de Gargamel !!! Nous reprenons donc la piste en sens inverse !! pour arriver à Ronda,  ville où nous visitons la « bodega de sangre », Photo Béa 635musée œnologique sur les vins de la région de Malaga. Nous y goûtons des vins rouges, blancs et cuits (à petite dose, rassurez-vous !). En face, un restaurant nous accueille pour y apprécier les tapas espagnols (boudins, chorizos chauds…).

Cette ville célèbre pour son « Puento nuevo »

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Photo Béa 665qui a dû être neuf, il y a quelques siècles et dont le sommet surplombe la vallée d’une bonne centaine de mètres. Difficile pour les personnes sujettes au vertige. Encore emplis de l’adrénaline de la piste, nous décidons de descendre à flanc de montagne la vallée pour admirer le pont d’en bas ainsi que la majestueuse cascade qui enjolive le point de vue ! Fatigués, nous le sommes, accablés nous le devenons quand nous risquons un œil vers  ce qui reste à remonter !!! La moyenne en EPS va être excellente ce trimestre !!

Nous passons également devant la plaza de toros ainsi que quelques demeures qui démontrent aisément le goût du confort et du luxe des notables locaux !!!Photo Béa 692

Nous nous arrêtons à Setenil, un village troglodytique où nos  talents de conducteurs ont été mis à rude épreuve au vu de l’étroitesse des ruelles que nous avons emprunté. Nous vous disions plus haut que rien ne nous arrêtait!

Mais c’est d’un bon train  que nous  reprenons la route du retour.Encore 2 heures que les élèves mettent à profit pour récupérer la fatigue dans la voiture tandis que les professeurs, encore vaillants et l’œil vif, ramènent leurs ouailles au bercail.

Dès les portes des voitures ouvertes, les jeunes foncent vers le centre commercial local pour y assouvir leur soif de consommation dont ils ont été restreints depuis la veille. Les porte monnaies respirent enfin !

Le soir, les garçons nous invitent à manger et nous prouvent que la tradition des chefs de cuisine masculins a encore des années avant d’être supplantée par la gente féminine. Décor et finesse du repas étaient au RDV !