Les Frenchies en Alberta !

C’est après un weekend acrobatique, le rodéo de Barrhead, que nous écrivons ce message de l’autre côté de l’atlantique.
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Le stage a démarré sous le stress lorsque Pierre a dû attendre 45 min à la douane à Toronto afin d’avoir son permis de travail, sachant que nous sommes arrivés 5 min avant l’embarcation du second vol pour Edmonton. Autant vous dire que c’était stressant. Edmonton est la ville la plus proche soit 2 H de route. Et oui il ne faut pas avoir peur de faire des kilomètres dans ce pays aux routes rectilignes.
Nous avons découvert un pays gigantesque où les gens sont plutôt accueillants. Cependant pour ce qui est de notre famille, le contact avec elle n’est pas facile, nous ne la voyons presque jamais puisque nous vivons au sous-sol et ne mangeons pas en même temps qu’eux.

Au sein de cette exploitation le travail ne manque pas puisque celle-ci possède 5000 têtes de bétail dont 1400 vaches et 10 000Ha. Et oui nous sommes dans une exploitation immense qui est inimaginable en France. Et nous espérons que cela ne le sera jamais car pour ce qui est de l’organisation de la ferme, elle est proche de zéro, ce qui nous énerve beaucoup; cependant nous devons quand même effectuer notre travail.

Durant notre stage nous aurons appris à utiliser les hormones afin de réaliser des vêlages groupés par insémination. Chaque lot de vache comprend entre 180 et 260 vaches: autant vous dire que les journées commencent tôt et finissent très tard car il faut d’abord trier les veaux qui vadrouillent aux côté de leurs mamans, dans des systèmes que nous mettons en place. Les journées sont très longues et épuisantes notamment quand nous cherchons des vaches perdues dans des bois de plus de 100 Ha ou lorsque nous devons tatouer les veaux aux oreilles, les vacciner, les marquer au fer rouge mais surtout les castrer à la méthode canadienne. blog1 (2)
En manipulant autant de bêtes plus folles les unes que les autres ils nous arrivent de nombreux problèmes autant par des vaches avec des coups de pieds qui font très mal mais aussi par des veaux qui ont une détente très importante ce qui peut atteindre le torse. Nous ne comptons plus les bleus ni les entorses ni même les coupures liées au barbelé lorsque nous effectuons de la clôture.
Cependant cette ferme est très réputée pour la race Angus : les propriétaires achètent et vendent de nombreux taureaux qui peuvent atteindre des prix de plus de 50 000 €. Des agriculteurs de toute l’Amérique viennent acheter des taureaux de cette ferme.

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Pierre : « Pour ma part, cette expérience m’a permis de voir le bien-être animal de l’autre côté de l’atlantique qui est « marche ou crève » ce qui me déplaît fortement. De plus cela me conforte dans mon idée de ces grandes fermes ou l’on veut tout gérer alors que l’on ne sait même pas combien il y a de champs ou de vaches. Pour conclure ce stage n’est pour moi pas celui dont j’avais rêvé mais il m’a permis d’acquérir de l’expérience et de me forger le caractère ! »

Quentin : « De mon côté, j’imaginais ce stage plus « cow boy » et extensif et plus dans une mentalité d’élevage et non économique. En effet les grosses exploitations sont loin d’être mes favorites car lorsque l’on a autant de bêtes et d’hectares on n’est plus éleveur mais PDG et rien n’est organisé : on passe deux jours à faire ce que l’on pourrait faire en un jour. Les stagiaires sont pris pour des salariés et les salariés sont pris pour des « outils » aucun contact humain avec eux (tous les midis on mange en 10 minutes le même sandwich). Au final, j’espère que ce voyage ne reflète pas la vrai agriculture Canadienne ».

Maintenant il nous reste une semaine de travail aux côtés de cette famille puisque que dimanche nous retrouverons notre gastronomie française qui nous a tant manqué dans ce pays ou manger est juste un besoin.

CHAPDELAINE Pierre et JUGEAU Quentin

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