Un mois en Allemagne

« Hallo, Hallo ! ». Je ne saurais compter le nombre de fois qu’ils prononcent ce mot. Si vous avez quelques bases d’allemand, vous avez du deviner que j’ai réalisé mon stage en Allemagne.

Le dimanche 18 juin j’ai quitté ma petite commune de l’Orne afin de rejoindre la ville de Gütersloh où se trouve mon lieu de stage. Après dix petites heures de voiture me voilà arrivée chez Andreas et Barbara Busche. J’ai tout de suite était bien accueillie, nous avons tout d’abord bu un café afin de faire connaissance, puis mon maître de stage m’a fait visiter sa ferme. Elle se compose de 360 vaches laitières de race Prim’holstein ayant une production de 13 000 L de lait par vache par an en moyenne, 250 taurillons provenant de l’atelier lait et 320 génisses et veaux mâles. Les vaches laitières sont divisées en trois lots : un de 20 vaches celles qui viennent de vêler, un de 90 vaches qui sont les primipares et un de 250 vaches qui sont les multipares. La salle de traite n’est pas vraiment adaptée au troupeau car c’est une 2×10, cela fait donc 8 heures de traite par jour… Mais, « kein Problem ! » me dit Andreas. En effet, ce n’est pas lui qui trait les vaches, ce sont les salariés. La main d’œuvre est très présente dans cette exploitation, elle se compose de 3 salariés à plein temps, 3 apprentis et 6 salariés à mi-temps. Andreas passe donc une bonne partie de sa journée à diriger les salariés et à s’occuper des imprévus. Sa femme Barbara reste à la maison avec ses deux enfants de 8 et 6 ans, Anna et Philipp afin de préparer à manger matin et soir pour toutes les personnes travaillant à la ferme. Cela faisait beaucoup de monde, nous étions entre 12 et 15 chaque jour à table sauf le dimanche où nous n’étions que 8.

5 nationalités différentes étaient présentes sur cette exploitation : Allemande, Roumaine, Polonaise, Bulgare et Française.

Au début de ce texte, je disais que j’avais beaucoup entendu le mot « hallo », cela veut dire « salut, bonjour ». En France, même si l’on voit plusieurs fois la même personne on ne lui redit pas bonjour, alors que chez mon maître de stage à chaque fois que l’on passait à côté de quelqu’un on lui disait « hallo ». On en prend vite l’habitude.

Comme presque toutes les exploitations d’Allemagne, une méthanisation est présente. Elle était de 220 KW. Pour la nourrir, il fallait chaque jour mettre 3 tonnes d’ensilage d’herbe, 40 m3 de lisier provenant des vaches et génisses laitières et 10 tonnes de « refus ». Je suis d’accord avec vous, 10 tonnes de refus c’est énorme mais mon maître de stage ne veut pas prendre le maïs du silo et le mettre directement dans la méthanisation, il le distribue donc aux animaux chaque jour et préfère se dire que ce sont des refus.

La SAU s’élève à 350 hectares dont 150 hectares d’herbe pour ensiler, 150 hectares de maïs ensilage, 40 hectares de blé et 10 hectares d’orge. Les champs font en moyenne 4 hectares et sont entourés de haies. En plus du site principal où sont logés les vaches laitières, les taurillons et les petits veaux, à deux kilomètres se trouve un autre site abritant les génisses laitières, puis à 5 km un bâtiment permet de loger les futurs taurillons. Le parcellaire est groupé autour de ces trois sites.

Mes journées commençaient à 7 heures, j’allais donner à boire aux petits veaux à l’aide d’un taxi lait, mais avant, la surprise était d’aller voir combien il y avait de nouveaux nés, cela variait de 1 à 8 dans la même journée. Ensuite, je mettais du « calque » sur les logettes du lot des vaches venant de vêler. Chaque matin je prenais la température des vaches qui venaient de vêler, et cela pendant 10 jours consécutifs afin de surveiller l’animal. Je passais ma matinée avec un des salariés qui s’occupe des vaches et des veaux. Nous faisions une pause vers 12h30 pour manger et l’après-midi nous étions encore avec les animaux, (insémination, parage…). Le soir j’aidais de temps en temps à traire et après j’allais donner à boire aux veaux. Ma journée se terminait vers 20h car il fallait attendre que la traite se termine pour avoir le lait des vaches qui est gardé pour les veaux. Le soir je mangeais toute seule, une assiette et un yaourt m’attendait. Le repas du midi était également composé d’un plat chaud et d’un yaourt, contrairement au matin où nous mangions des tartines de pain avec divers choix (beurre, nutella, charcuterie, pâté, saucisse, moutarde, fromage…).

J’avais un dimanche sur deux de libre et plusieurs après-midis. Mon maître de stage m’a fait visiter des fermes et également un centre d’essai de tracteurs.

Mon stage s’est très bien déroulé, Andreas et Barbara sont très accueillants et agréables.

Solène Verger

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