Toute bonne chose a une fin…

Et nous voilà de retour depuis quelques semaines après 1 mois de stage au Pays-Bas en compagnie d’Antoine et Guillaume. C’est donc sous un beau soleil du mois de juin que nous sommes arrivés en voiture au Nord des Pays-Bas à environ 1 heure d’Amsterdam. Nous avons donc mis 10 heures de route en voiture pour y aller en faisant un arrêt à  Bruxelles.

C’est donc un dimanche après-midi que je suis arrivé dans la ferme de Jeffrey et Kasia Keureuntjes accompagnés de leurs 2 jeunes enfants : Viviane et Emily. Dès mon arrivée, j’ai été accueilli par Adrian qui est un polonais travaillant dans la ferme de Jeffrey. Dès lors, très rapidement l’anglais a été primordial pour se comprendre durant la période de stage. C’est donc avec surprise que j’ai eu l’occasion de réaliser mon stage avec un ancien élève du Lycée Les Vergers : Clément Portier. Nous étions « colocataire » dans la même chambre. Une bonne ambiance s’est directement installé entre nous. Il m’a donc expliqué le fonctionnement de la ferme le lundi matin. Nous travaillons donc tous les 2 chaque jour ensemble avec Adrian et Jeffrey.

Cependant, très rapidement nous avons acquis notre indépendance grâce à la confiance de Jeffrey et suite à ses nombreux rendez-vous. L’exploitation est composée de 120 VL en système robot GEA (1 bras pour 3 stations) de race Prim’Holstein avec 120 hectares. Les vaches sortaient à partir de 16h pour se balader ce qui permettait d’obtenir une majoration de 20€/1000L en plus. La ferme était tout près des Polders (terrains gagnés sur la mer) ce qui n’a pas facilité le travail. Il loue ses terres pour mettre des tulipes et des pommes de terre ce qui lui permet d’avoir une bonne source de revenu suite au prix du terrain (80 000 à 100 000€/ha). Il a également une trentaine d’hectares d’herbe pour faucher ainsi que du maïs et des betteraves. Ce qui m’a le plus étonné, c’est que les exploitations hollandaises délèguent tous leurs travaux des champs à l’ETA en raison de leur faible coût. Il ne possède donc que très peu de matériels.

La première semaine nous avons passé beaucoup de temps à nettoyer la ferme pour le mariage de la soeur de Jeffrey avec Clément. La 2ème semaine Jeffrey est parti en République tchèque pour le congrès European Dairy Farm. C’est là que notre autonomie au travail s’est mise en place car Adrian travaillait chez le voisin pour désherber les carottes biologiques. J’ai été une journée le remplacer mais cela restera la pire expérience de ma vie je pense car c’est un travail pénible… Nous faisions 200 mètres en 2 heures, allongés, sans changer de position ce qui faisait vraiment très mal aux dos. Je pensais dans ma tête à chaque fois : 1 coup de pulvérisateur en 15 minutes et le champ était fini !! Cependant, je n’ai été qu’une fois; heureusement! Par la suite, le lendemain nous nous sommes rendus compte, Clément et moi, ce que c’était vraiment les terres humides (les Polders). Et oui lorsqu’il y avait marée haute, souvent il y avait 1 génisse qui restait coincée dans les grands canaux et ça n’a pas été évident de les sortir car il a fallu nager 🙂 Puis, les 2 dernières semaines nous avons fait beaucoup de mécanisation et de soudure ainsi que du transfert de lisier (3 jours avec une 6000l c’était long).

Les 2 dernières semaines, j’ai eu la chance de rencontrer la soeur de Kasia qui s’appelle Klaudia et qui avait notre âge. Etant d’origine polonaise, l’anglais nous a permis de communiquer et comparer plusieurs choses entre notre pays et le leur (les bons élèves sont rémunérés en Pologne). Cependant, lorsque nous sommes partis chercher Klaudia à l’aéroport, j’ai cherché à faire connaissance lors du trajet. Mais très rapidement la discussion s’est arrêté car elle m’a dit : « Sorry, I don’t understand you because you have shit accent ». Plusieurs jours plus tard, nous sommes partis nous balader en mer et je lui ai demandé si mon accent français était si horrible que ça et c’est alors que j’ai compris qu’elle n’avait pas dit « shit accent » mais « sweet accent » soit un mignon accent voilà une drôle d’anecdote qui m’est arrivé.

Je tenais à remercier les professeurs d’une part pour m’avoir donné cette adresse ainsi que Jeffrey et toute sa famille pour m’avoir aussi bien accueilli et leur confiance envers moi. C’est donc une bonne expérience que je garde en moi ainsi qu’une réelle amélioration de mon niveau d’anglais. Je continue à garder contact avec la famille et Klaudia avec l’objectif d’y retourner peut-être l’année prochaine pour perfectionner davantage mon anglais. Je conseille vivement cette adresse pour les futurs BTS1.

 

Killian Rannou, BTS ACSE

 

 

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1 réponse

  1. ts1acse dit :

    On a tous compris, Killian, que si tu voulais retourner au Pays-Bas , c’était pour les beaux yeux de Klaudia !!

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