L’île de Prince Edouard et ses surprises

Tout commence au mois de janvier, Jacinthe Lemire (présidente d’une association pour la francophonie sur l’île) vient nous voir au lycée. Elle nous convainc très rapidement au travers de photos et de paroles qui vendent du rêve… C’est donc à ce moment-là que nous décidons de partir à 4 (Benjamin, Lise, Alexandre et moi-même).

Après 6 mois d’attente et d’impatience c’est le grand jour, nous sommes le 19 juin et nous partons. Après plusieurs heures de vol et 6 h d’attente à Montréal nous arrivons à Charlottetown la capitale de l’île. Là, chacun trouve facilement son maître de stage, pour ma part c’était Louise qui est la belle-soeur de Garry mon maître de stage. Après une heure de route, nous arrivons sur les lieux. Garry, très sympathique, nous discutons quelques minutes il me présente la maison, ma chambre. Je pars me coucher, il est minuit et le voyage plus le décalage horaire je suis rincé.

Lendemain matin j’émerge à 10 h3 0 et je regarde par la fenêtre et à ce moment-là le rêve est terminé !

Je découvre une ferme totalement différente de ce qu’on m’avais dit ! Soit, je descends visiter la ferme. Sur la ferme 45 vaches laitières, 220 hectares avec 15 ha de maïs, 50 ha d’orge, 15 ha de soja et le reste en prairies. Mais également 150 ha de bois et un magasin de vente-réparation de la marque  Husqvarna. Pour faire tourner la boutique 3 personnes à temps plein ainsi que pas mal d’aide familiale, 3 personnes également. Heureusement qu’il y’a de la main d’œuvre car ici la bouine on aime ça ! Si le poste à souder ne fonctionne pas de la journée c’est que personne ne s’est levé !

L’avantage c’est qu’à la fin de mon stage je saurais bien souder !

C’est une ferme ou tout est fait à l’économie, par exemple le bâtiment des génisses est fabriqué à partir d’ancienne portes d’aéroport. Le matériel est très ancien, 5 tracteurs dont 3 sans cabine (un tracteur qui se démarre avec un fil de fer ou bien une remorque à fumier à vider à la main car l’hydraulique ne fonctionne plus….)

Pour ma part je m’occupe de l’alimentation des vaches et des génisses, à la pelle à main bien sûr, c’est plus économe et puis de toute façon mis à part le bobcat rien ne peut rentrer dans la stabulation qui fêtera son 56ème hiver cette année autant dire qu’elle n’est pas toute jeune ! Autrement j’aide pour l’enrubannage et les foins. Aujourd’hui 550 bottes d’enrubannage et une centaine en foin ont été faites depuis mon arrivée !

Bon si je me plains au niveau de la ferme concernant le relationnel avec la famille et les gens que j’ai pu rencontrer y’a rien à dire. Des gens sympathiques, toujours prêts à faire de leur mieux pour m’aider ! comme ils disent « fait comme chez toi y’a pas de soucis » ! On va chercher quelques bières, invite tes amis on sera ravi de faire connaissance ! Autrement je n’apprends pas l’anglais, mais l’acadien c’est du français mélangé avec du patois et de l’anglais. Le tout parler rapidement et sans trop articulé ! Les 2-3 premiers jours tu fais du décryptage et puis après ça va mieux.

Ils m’ont donc permis de voir les autres, m’ont emmené à différents endroits et ont également organisé une visite chez ADL, l’unique laiterie de l’ïle prévu la semaine prochaine avec Benjamin Lise et Alexandre. Ou bien encore visiter une exploitation qui produit des pommes de terre.

Baptiste G

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